musée Albert André
Qualifié de musée de l’amitié, la collection s’enrichit grâce aux dons réalisés par les peintres amis d'Albert André. Renoir et Monet lui apportèrent le soutien attendu, tout comme les artistes de sa génération. Paradoxalement, l’incendie de 1924 permit au conservateur de libérer la place nécessaire pour étendre la collection d’art moderne. A partir des années 1950 le courant de "la Jeune Peinture" prône un retour à la figuration. Le musée est particulièrement riche en témoignages de cette nouvelle vague figurative qui a pour point commun sa proximité avec le critique d’art George Besson qui fut l'ardent défenseur des artistes de ce mouvement, notamment dans Les Lettres françaises. George Besson, au soir de sa vie, et en accord avec son épouse, donne sa collection à l’Etat avec dépôt d’une partie à Bagnols-sur-Cèze. C’est ainsi que le musée de l’amitié s’enorgueillit de présenter quelques chefs-d’œuvre emblématiques de l’art du XXe siècle comme "Le 14 juillet au Havre" de Marquet, "La fenêtre ouverte à Nice" de Matisse, le "Bouquet de fleurs des champs" de Bonnard ou le "Portrait d’Adèle Besson" de Van Dongen. Le musée présente également des œuvres représentatives de la sculpture de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle telles "La Danaïde" de Rodin, "L’imploration" de Claudel, ou "Les lutteuses" de Maillol.