muséum d’histoire naturelle
Des raretés jalonnent les collections : - espèces disparues : tigre de Java, cerf de Corse, pigeon migrateur, huppes de Bourbon. Le muséum conserve précieusement quatre exemplaires de cet oiseau qui faisait autrefois la fierté de l’île de la Réunion ; - parmi la vaste collection de botanique – plantes, mousses, lichens, algues, champignons, fruits, bois… – se trouvent l’herbier de Charles Plumier (1646-1704), botaniste de Louis XIV, véritable œuvre d’art qui enchante par la reproduction délicate d’un ananas et la présentation des plantes, ainsi que deux volumes de l’herbier du Dr Houillier, destinés aux impératrices Joséphine et Marie-Louise ; - dans le domaine de la géologie, la collection de gemmes rassemblés par le géologue troyen Jean-Pierre Chenet ne révèle ses richesses que lors d’expositions temporaires alors que la collection de météorites du monde, la troisième de France, s’offre en partie au regard des visiteurs ; - en paléontologie, les types de Leymerie – fossiles servant de référence mondiale – sont des pièces uniques, tout comme les empreintes de poissons de Vesta Nova provenant du cabinet du comte Gazzola, acquise par Bonaparte, le moulage de l’Elopoides tomassoni dont le type est au Muséum national de Paris, les fragments d’espèces éteintes comme l’iguanodon (petit morceau de mâchoire) et le ptérosaure dont le muséum conserve un humérus qui appartenait à un spécimen géant de plus de sept mètres d’envergure, ce qui en fait le plus grand de France découvert à ce jour.